poeme gambettes2

Toi, sale bête qui s’acharne sur nous,

Laisse-nous vivre encore debout.

 

Toi, cette misère qui nous ruine lentement,

N’entends-tu pas mon corps encore rayonnant.


Toi qui me ronge jusqu’au sang,

Oublies-tu ma vie, mes enfants.

 

 

 Merci Médecine, ton combat est dur,

Merci Courage, le fruit n’est pas mûr.

Il me reste tant de choses à aimer,

Des goûts et des saveurs cachés,

Les fondamentaux, les choses importantes de la vie,

Laisse-moi un espoir et je serai ravie.  

Non, l’heure n’est pas encore venue,

Je résiste et m’accroche parfois bien nue.

 

Les proches, les amis, m’entourent,

Dans cette longue marche aux nombreux détours.

 

Enfin, je revois le soleil et la lune qui brillent,

Espoir, mes yeux pétillent.

 

Lentement la vie renaît en moi,

Tout sera différent, j’ai la foi.

 

Vivre, croquer la nature et le ciel,

Partager, ne pas oublier l’essentiel.

Je repars toujours avec l’espoir,

Vous aimer et vous aider, un devoir.

 

Merci la vie, tu es si belle,

Garde moi, je saurai te rester fidèle.

  

                                                            Hubert